 C'est à partir du musée romain d'El Kantara, au milieu des pierres éparses, des débris de statues, des stèles mutilées, que l’on fait face au prodigieux paysage. C'est peut-être de cet espace exigu que la vue sur le site d'El Kantara est la plus belle. Pour épuiser tous les aspects de ce décor exceptionnel, il y a lieu d'aller l'admirer ensuite depuis le lit de la rivière. Des chemins y conduisent qui serpentent à travers les jardins. Le village accroché au rebord de la rive escarpée prend des allures de forteresse. Et l'on oublie un moment la montagne proche le djebel Metlili aux 1 495 m d'altitude que l'oued aux eaux maigres a réussi à fissurer. Au sud d'El Kantara, à la hauteur de la station du chemin de fer " ferme des Gazelles ", une piste part en direction d'un curieux piton rouge violacé qui occupe le centre de la plaine. C'est le djebel Melah, la " Montagne de Sel ". 627 m d'altitude, petit massif au relief compliqué offrant des paysages étranges. La plaine d'alentour est une hammada à moutons et à chameaux. mise peu à peu en valeur par des coopératives agricoles. Une station de pompage de l'oléoduc s'abrite dans un bouquet de verdure.
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